Action "Enseignants à l'Université"

Action "Enseignants à l'Université" 2006-2007

 

Sur 30 enseignants inscrits au module « connaissance de l’enseignement des sciences à l’université », 19 (2 à Nîmes, 8 à Perpignan et 9 à Montpellier) ont suivi une ou deux journées de cours, de TP et TD à l’université. Il leur a été demandé d’établir un bilan de ces journées afin de mieux cerner les ressemblances et différences entre enseignements au lycée et à l’université. Voici le bilan de ces observations.

Avant tout, les enseignants de lycée ont, tenu à remercier les universitaires pour la qualité de leur accueil et les échanges qui ont eu lieu pendant ces brèves périodes.

Les cours en amphithéâtre

Aux yeux des enseignants de lycée, le cours en amphithéâtre représente le lieu de la transmission des savoirs. Aidé par un polycopié, le rythme est rapide. « Les connaissances sont privilégiées par rapport au raisonnement », à la démarche. La méthode semble « très différente de celle de lycée », sans « problème à résoudre » ni « bilan intermédiaire ». Le travail peut être « approfondi grâce aux polycopiés ou aux cours disponibles sur [l’]Internet ». D’ailleurs, certains étudiants se dispensent ainsi d’assiduité, résultat, au cours du second semestre (date des observations), les amphithéâtres « ne sont pas très remplis ». De même, la participation des étudiants présents et les rapports avec les enseignants semblent inexistants. Selon les cours, l’ambiance peut même être bruyante.

 

Les travaux pratiques et travaux dirigés

C’est dans ce domaine que se trouve la plus grande « hétérogénéité pédagogique des enseignements » avec « des chargés de TP/TD jeunes, peu expérimentés et peu – pas (?) formés à l’enseignement » ce qui entraîne parfois des « approximations ». Les « différences de démarches » sont donc plus ou moins perceptibles. Le vocabulaire scientifique utilisé est « important, spécifique » et « plus complexe » qu’au lycée, voici qui rejoint les avis des lycéens. L’importance du dessin d’observation est aussi soulignée.

Ici les interactions avec les enseignants sont plus importantes, les groupes étant plus restreints mais parfois, les « étudiants sont peu réactifs (…) pour répondre aux questions des enseignants ».

Quant au TD, il « est l’acquisition d’automatismes » car basé sur « la répétition d’exercices tous semblables ».

 

En conclusion…

Le « système universitaire » ne paraît pas avoir « changé : il est le lieu où il faut acquérir une somme de connaissances » avec un nette séparation entre le cours, les exercices (TD) et la pratique (TP) parfois décalés dans le temps. Les étudiants doivent donc être « très autonomes », il y a même « beaucoup d’étudiants en retard ». Côté contenu, il semble que « les enseignants (du supérieur) ne connaissent pas les programmes de lycée ou en sont restés à ceux des anciens programmes », considérant donc « certaines notions comme acquises ». Alors, même si les « méthodes d’enseignement (semblent) très éloignées » et que, au lycée on « ne prépare pas les élèves à ce mode de fonctionnement », « un élève de terminale qui travaille doit s’en sortir », d’autant plus que les « enseignants portent de l’intérêt aux étudiants » et « veulent faire évoluer » l’ensemble.

 

P.Fabre

Agenda


Lu
Ma
Me
Je
Ve
Sa
Di

Evénements à venir