Actions "Lycéens à l'Université" 2006-2009

Actions "Lycéens à l'Université" 2006-2009

2008-2009

Les nombreux partenariats prévus pour l’année scolaire 2008/2009 ont été la plupart du temps abandonnés du fait des perturbations liées aux blocages des pôles universitaires régionaux. Le campus de Montpellier, le plus touché pendant la période où les accueils étaient possibles n’a pu réaliser aucune action. A Perpignan, une seule classe de terminale S a pu participer à un cours magistral. A Nîmes, la forme prise par l’accueil a été modifiée  et c’est une opération "Campus Ouvert" qui a permis à 150 lycéens de terminale venus de 5 lycées de Nîmes de découvrir l’université. Ce type d’action de présentation de l’université existe aussi à Montpellier sous l’égide de CASSIOPEE (cellule d’orientation de l’université).

2007-2008

264 élèves ont répondu à ce questionnaire (≈ ⅔ en 1ère, ≈ ⅓ en Terminale et une classe de seconde). Ils sont issus de 8 établissements de l’Hérault, l’Aude et les Pyrénées Orientales

Les cours, TP et TD suivis l’ont été en biologie majoritairement ( 85%)

La durée et le nombre d’élèves témoigne clairement de l’organisation des enseignements à l’université : durée de 1h30 pour 80% des observations dans des groupes équivalents à un groupe de TP (voire moins) dans 76% TP et TD, alors que les cours en amphithéâtre comprennent un effectif supérieur à deux classes dans tous les cas. A noter que seulement 3% des élèves ont pu suivre un TP complet (3h).

Le cadre de travail est souvent jugé désagréable en amphithéâtre (52% contre 37% qui le trouvent agréable) et en grandes salles de TD (43%) : la vétusté des locaux, leur mauvais état général et la taille en étant les principaux responsables. En revanche, les salle de TP sont plus agréables (65% contre 25% désagréables) car même si elles sont vétustes, les élèves remarquent que le matériel est souvent récent.

L’ambiance de travail est quant à elle toujours trouvée agréable (76% en TP contre 14% ; 67% en TD contre 13% et 59% en cours contre 8%). Les facteurs qui rendent cette ambiance agréable sont la bonne volonté des élèves, le silence, l’aide individuelle apportée aux élèves et l’écoute en TP et la diversité du matériel proposé à l’étude. A contrario, les facteurs qui la rendent désagréable sont le côté impersonnel et magistral du cours en amphithéâtre.

Les ressemblances avec le lycée ressortent moins nettement, avec toutefois un léger accord sur la structure et le déroulement des séquences ( 21%), puis viennent la prise de notes ( 15%), les polycopiés en TP/TD ( 16%), les explications et le questionnement (15% en TP et TD mais seulement 6% en cours), la méthodologie (10%) la discipline de classe pour seulement 8% en TP/TD et 14% en cours et la participation des étudiants qui, présente comme au lycée en TP/TD (15%), tombe à 3% en cours.

Les surprises des lycéens restent l’autonomie des étudiants (> 40%), la vitesse du cours (30% en cours magistral et TD) bien que certains la trouvent « plus lente que pensée ». Le comportement des étudiants est aussi fréquemment cité (entre 15 et 25%) lesquels dorment ou n’écoutent pas en cours, sont inactifs ou passifs, solitaires et démotivés avec peu de participation. Mais ils peuvent aussi être attentifs, calmes et sérieux, le bruit n’étant source de surprise que pour 10 à 15% des lycéens.

Les études semblent faciles car les sujets traités sont intéressantes à plus de 40% ou reprennent des notions déjà vues (33%). Avec du travail personnel il est a fait possible de suivre (20%). Les points difficiles sont, à part à peu près égales, la rapidité de la prise de notes (28% en TD à 36% en cours), la facilité à se déconcentrer (34% en cours) et la difficulté à rester motivé (27% en TD pour seulement 16% en TP et en cours). Le vocabulaire semble poser plus de problème en TP : 40% contre 15% en cours (et 24% en TD)

Lorsque les lycéens ont l’occasion de parler avec des étudiants (64%, les autres par manque de temps ou sortie rapide de TP en fin de séance), ils discutent des conditions d’étude (30%), des difficultés de filières et des conditions de la vie estudiantine (19%) demandent des conseils (13%). Avec les enseignants, souvent à l’initiative de cet enseignant (61%, sinon, les lycéens avouent « je n‘ai pas osé ») ce sont les études à l’université (37%), les contenus des enseignements (27%) et leur avenir (14%) qui sont les principaux sujets de conversation.

Cette journée donne envie d’en savoir plus sur les thèmes abordés à 68% par curiosité scientifique ou parce que le thème plaît (37%), elle donne aussi envie de revenir à l’université pour 60% des élèves de terminale et 51% des élèves de première et 71% des élèves de seconde.

Le bien fondé de cette opération pour l’orientation dépend davantage du niveau des élèves, ils sont 29% en classe de première et 49% en terminale  (34% en seconde) à dire que cela les a « aidé dans leur orientation ». Elle permet aussi de changer l’orientation de 16% des élèves de première et de seconde et de 6% des terminales. En espérant que cela évite des erreurs dans l’orientation…

2006-2007

Au cours de l’année passée ce sont environ 300 lycéens venant d’une douzaine de lycées de la région qui se sont rendus, accompagnés par leurs enseignants, dans les trois centres universitaires régionaux (Montpellier, Nîmes et Perpignan) enseignant les Science de la Vie ou Science de la Terre pour partager une journée de cours, TP et TD, des étudiants de L1 dans ces filières.

Chaque élève présent à l’université s’est vu remettre par l’enseignant organisateur de la journée un document d’évaluation appelé « fiche ressenti élève ». Ces fiches récoltées ont été traitées par l’enseignant, puis une synthèse a été adressée à la commission de travail. Voici le bilan des bilans…

 

Les cours en amphithéâtre

Qu’est-ce qui vous a surpris ?

Mis à part les variations personnelles des élèves ou des groupes classes selon les pratiques de leurs enseignants de lycée, on retrouve certains constantes largement partagées lors de cours en amphithéâtre :

Les conditions de travail : outre les aspects matériels (taille des amphithéâtres, inconfort des tables et bancs ou l’originalité des tableaux « qui montent et qui descendent »), c’est le manque global de discipline des étudiants qui a surpris. Il ressort une impression de « faire ce qu’on veut » : les étudiants, paraissant dans un anonymat assez complet, bavardent ou quittent le cours. Les conclusions qu’en tirent les lycéens en sont donc : « il faut être motivé », et seul les étudiants des « premiers rangs » peuvent suivre correctement les cours.

Les méthodes de travail : la prise de note complète dans un flot continu et soutenu de paroles sans répétition revient dans tous les bilans accompagnée de l’absence de participation et de questions de la part des étudiants. Le constat, générateur d’inquiétude, des lycées est le suivant : « même si on ne comprend pas, le prof continue ».

Le contenu des cours : la quantité de vocabulaire nouveau (ou inhabituel) utilisé est généralement l’élément le plus cité. L’absence apparente de structuration du cours est aussi régulièrement évoquée.

 Qu’est-ce qui vous a paru difficile ?

Souvent, ce qui surprend paraît difficile. A cette question, les réponses apportées reprennent donc : la prise de notes intensive (« comprendre et noter en même temps »), la complexité du vocabulaire, la densité et la rapidité des cours, la difficulté d’être attentif dans le bruit ambiant et donc la nécessité d’être « motivé et organisé ». Parfois les cours apparaissent faciles car c’est la suite, voire la reprise, de notions déjà étudiées au lycée.

Cela vous a-t-il donné envie d’en savoir plus ?

Globalement oui, si le sujet du cours n’est pas trop éloigné des centres d’intérêts de l’élève ou que les notions ne sont pas trop éloignées de celles connues. Donc « Oui, parce qu’on rentre dans les détails »  !

 

 Les travaux pratiques

Avant tout c’est la grande similitude entre le lycée et l’université qui ressort au niveau des TP : des groupes à effectif restreints (parfois seulement une dizaine d’étudiants), la réalisation d’expériences ou d’observations complétées d’un compte-rendu ou d’un dessin d’observation, l’utilisation d’outils connus et la proximité relationnelle entre étudiants et enseignants « un enseignant à l’écoute, prêt à intervenir ».

Qu’est-ce qui vous a surpris ?

L’autonomie des étudiants est partout signalée, de même que la quantité de notions requises ou encore une fois, le vocabulaire à savoir. Les rapports entre étudiants et enseignants – lesquels sont « jeunes » – qui sont « basés sur une bonne entente », l’ensemble dans « une ambiance sérieuse et détendue ».

Qu’est-ce qui vous a paru difficile ?

Au final peu de choses vu les ressemblances avec ce que les lycéens connaissent. Ce qui est signalé c’est l’absence de protocole et la nécessité d’être autonome... Et le vocabulaire !

Cela vous a-t-il donné envie d’en savoir plus ?

Bien sûr car il y a « beaucoup de manipulations »  !

 

En conclusion…

Une journée appréciée des lycéens qui ont remarqué la qualité de l’accueil que leur ont réservé enseignants du supérieur – lesquels ont essayé au maximum de les intégrer notamment dans les TP – et étudiants. Le monde universitaire est apparu « ouvert et accueillant ». Cette journée a donné aux élèves de lycée un aperçu positif de l’université qui « permet de satisfaire la curiosité de ceux qui sont passionnés par les sciences ». La grande surprise restera la liberté des étudiants dans le système (pas d’appel, de contrôle des absences, des départs inopinés).

 

Une expérience à renouveler ? Oui répondent les enseignant consultés et les lycéens mais « plus tôt dans l’année, avant les choix d’orientation » et avec un programme plus diversifié (des mathématiques, de la physique, de la chimie et d’autres domaines dans la biologie).

Dans tous les cas un bon stimulant puisque cela incite « à réussir le bac pour partir dans le supérieur » !

 

Questionnaires distribués aux lycéens : action_lyceens_universite_synthese.pdf   etaction_lyceen_universite_questionnaire_0.pdf

 

action_lyceen_universite_questionnaire_0.pdf

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