Sciences et techniques du théâtre, de la musique et de la danse (S2TMD)

 
  « Passeport pour la voie techno » 
 
    La série technologique Sciences et techniques du théâtre, de la musique et de la danse (S2TMD) accueille des élèves qui, soit développent une pratique artistique depuis plusieurs années en musique ou en danse, soit débutent un parcours de formation en théâtre. Qu’ils aient suivi ou non l’enseignement technologique optionnel de culture et pratique de la danse, de la musique ou du théâtre en classe de seconde, qu’ils aient suivi ou non l’enseignementoptionnel dans un de ces mêmes domaines, tous cherchent à développer et à approfondir les compétences et les connaissances liées à leur art, et souhaitent, au cycle terminal de leur formation au lycée, y intégrer leur parcours de formation artistique. Ainsi, pour chaque domaine artistique, trois enseignements de spécialité sont proposés en classe de première, deux d’entre eux sont poursuivis en classe terminale.

L’ensemble des enseignements dispensés en cycle terminal vise à garantir à chaque élève une formation lui permettant d’envisager sereinement une diversité d’orientations dans l’enseignement supérieur au regard du projet professionnel qu’il est parallèlement amené à préciser. Au terme du cycle, l’élève a approfondi les techniques, les connaissances et les méthodes de travail propres à son domaine artistique ; il a multiplié les expériences pratiques dans des situations aussi bien individuelles que collectives, sur des répertoires et dans le cadre d’esthétiques diversifiées mais également par des approches souvent interdisciplinaires dans les projets qu’il réalise. Associés aux compétences construites et aux connaissances acquises dans les enseignements communs, les enseignements de spécialité de la série S2TMD permettent ainsi à l’élève de disposer d’une formation solide etéquilibrée qui valorise sa singularité artistique.

En classe de première, l’enseignement de spécialité d’économie, droit et environnement du spectacle vivant (EDESV) poursuit, dans une perspective liée au domaine du spectacle vivant, des arts et de la culture, la formation générale en sciences économiques et sociales suivie en classe de seconde. Les élèves y appréhendent les divers aspects qui caractérisent la vie artistique et la manière dont elle contribue au monde contemporain. Pratiques et politiques culturelles, économie et métiers du spectacle vivant et de la culture, place et rôle de l’artiste, cadres juridiques sont ainsi étudiés et permettent à l’élève de construire une représentation exacte et précise des enjeux sociaux, économiques et juridiques du spectacle vivant et plus largement de la culture. Dès la classe de première puis en classe terminale, cet enseignement est enrichi d’informations apportées régulièrement par les membres de l’équipe pédagogique sur les secteurs professionnels et les métiers dans lesquels la formation reçue permet de se projeter. En lien avec l’enseignement de spécialité d’EDESV sont ainsi découverts des secteurs aussi divers que ceux de la médiation, de la communication ou de la gestion culturelle, ceux de la régie ou de la production, ou encore ceux de la santé, du droit, de l’action sociale ou de la documentation.

Au-delà de la dynamique artistique qui les motive, les élèves sont sensibilisés à une diversité de perspectives professionnelles qui, toutes, permettent de valoriser un solide niveau de pratique et de culture artistiques comme de formation générale. Ils construisent ainsi progressivement un projet de poursuite d’études supérieures en lien avec un secteur professionnel qui les intéresse particulièrement.

À chaque niveau du cycle terminal et pour chacun des domaines artistiques, deux enseignements de spécialité complémentaires sont proposés : un enseignement de culture (chorégraphique, de la musique, du théâtre) et un enseignement de pratique (chorégraphique, de la musique, du théâtre). Le premier, centré sur la culture et les sciences de chaque domaine, construit des connaissances et des méthodes permettant à l’élève de disposer de savoirs organisés dans le domaine artistique qu’il privilégie, de les mettre en relation avec d’autres connaissances, de développer sa sensibilité à d’autres arts au bénéfice de sa pratique personnelle. L’élève développe en outre des savoir-faire lui permettant d’acquérir une autonomie pour développer sa propre culture. Le second enseignement de spécialité est centré sur la pratique artistique. Il permet à l’élève de poursuivre, à un haut niveau d’exigence et d’engagement, sa formation technique dans sa discipline principale. Il engage l’élève à approfondir ou à découvrir l’usage de techniques connexes à sa discipline principale notamment liées au développement des technologies numériques, qu’il s’agisse d’aider à la création ou d’en renouveler l’approche, d’approfondir de nouvelles formes de médiation ou encore d’investir de nouvelles démarches de diffusion artistique. Il ouvre également à des situations concrètes qui permettent à l’élève d’expérimenter l’exercice de son art selon des perspectives variées.

Les diverses situations de travail dans lesquelles les enseignements sont mis en œuvre sont abordées selon des perspectives relevant de trois champs de questionnement complémentaires (société, langages, esthétiques) précisés par les programmes. Ces perspectives, définies par l’équipe pédagogique, ne sont en aucun cas des contenus d’enseignement supplémentaires: elles constituent des questions transversales opportunément abordées et approfondies dans les situations d’apprentissage proposées. Par ces perspectives, les élèves interrogent le sens des pratiques artistiques qu’ils développent, des techniques qu’ils apprennent à maîtriser, et des projets qu’ils engagent et réalisent. Communes aux trois domaines artistiques et aux trois années du lycée, ces perspectives exigent des approches transversales associant les élèves des trois domaines artistiques et des différents niveaux d’enseignement. Ainsi, sur cette assise transversale, les élèves danseurs peuvent-ils engager une réflexion ou un projet nécessitant l’implication des musiciens et comédiens lorsque ces derniers peuvent inversement être à l’initiative d’un projet sollicitant les autres domaines.

Chaque année du cycle, les élèves sont amenés à réaliser des projets artistiques adossés à la pratique qu’ils privilégient. Lorsque cela est possible, ces projets gagnent à être menés avec le concours d’artistes invités ou en résidence. Les élèves appréhendent ainsi la distance qu’il y a entre une technicité individuelle maîtrisée et une œuvre artistique. Ils découvrent par l’expérience les liens qui relient leur sensibilité, inscrite dans le monde contemporain, et les œuvres du passé ou celles relevant de cultures qui ne leur sont pas coutumières. Si ces projets peuvent être individuels, ils gagnent à être collectifs en associant, autour d’un objectif partagé, plusieurs élèves de la classe, voire la classe dans son ensemble. Ils sont aussi l’occasion de réunir les élèves qui suivent des enseignements dans d’autres domaines artistiques pour développer ainsi des approches interdisciplinairesmultipliant les perspectives de travail en élargissant l’horizon artistique de chaque élève. Quelles qu’en soient l’ambition et les caractéristiques, chaque projet permet de s’interroger sur le sens d’une production artistique, qu’il s’agisse d’interpréter, de créer, ou encore d’envisager sa médiation et sa réception par le public.

Il est souhaitable que, chaque année du cycle, l’un au moins des projets donne aux élèves l’occasion d’une restitution publique dans un lieu dédié au spectacle vivant. Particulièrement en classe de première, celui-ci peut susciter une synergie entre l’enseignement de spécialité d’EDESV et les enseignements de spécialité propres à chaque domaine. La pratique artistique s’inscrit alors dans un réseau de compétences et de responsabilités fonctionnelles, toutes nécessaires à la réussite du projet et notamment à celle de sa restitution publique.

En outre, ce projet particulier, comme les plus modestes qui jalonnent chaque année scolaire, engage l’équipe pédagogique à associer les expertises des membres de chaque établissement partenaire pour assurer une évaluation des apprentissages qui prenne en compte les multiples facettes des apprentissages artistiques de l’élève.

Au fil de ces projets et plus généralement lors des nombreuses situations de travail qui organisent ces enseignements, les élèves développent des compétences essentielles à la réussite de l’épreuve orale terminale du baccalauréat. Outre leurs capacités d’assurer la médiation de leur art et de soutenir une prise de parole en public, ils développent peu à peu leur présence vocale et corporelle à la scène et devant un auditoire, leur capacité d’interagir avec des interlocuteurs quels qu’ils soient et leur maîtrise de l’émotion adossée à une solide estime d’eux-mêmes. Portés par la singularité des projets qu’ils présentent, ils peuvent montrer à l’occasion de l’épreuve du baccalauréat les apports de leur formation en série S2TMD.

https://cache.media.education.gouv.fr/file/31/98/7/ensel792_annexe2_1160987.pdf

 

Dans notre académie : 

- Lycée Georges Clémenceau en partenariat avec le Conservatoire à Rayonnement Régional Montpellier Méditerranée Métropole.

 

Les plaquettes de présentation : 

presentation.pdf

s2tmd_conf_3_-_perspectives_professionnelles_c_louis_1151839.pdf

Quelques liens utiles :